
Oh des accents! des cédilles, des trémas, des circonflexes, des graves et aigus, oui je suis bien en France, bien rentrée en ce début de saison automnale, une jolie saison pour ses couleurs et sa lumière n'est-ce pas?
Les accents m'ont manqués au début, puis comme tout, on s'habitue vite aux mots devenus nus, c'est par ailleurs plus facile de les débarasser de leur parure, de tous ces accessoires, des `, des ¨ et des ^, ç,à,ù ...
Mais la langue française est so charming! si charmante... c'est bien souvent comme ça qu'on est perçu à l'étranger.
- Tu habites Paris?? I looooove Pariiiis !!! C'est lovely, soooo romantic !!
Je ne peux qu'acquieser. Je ne veux pas être une briseuse de rêve, conseiller de prendre le métro ou le RER A à 9h du matin à Châtelet pour voir si c'est si romantique, ça non.
Paris...
En général, il ne faut pas dire Paris, mais "Parisse", et pour bien prononcer le R, il faut commencer par enrober une patate avec sa langue.
Allez j'avoue, j'étais contente de rentrer mais je trouve ça un peu dur, de revenir. Même si dans ma tête résonnent encore les chants et la musique de Vanuatu, même s'il reste sous mes pieds la sensation de fouler l'herbe douce d'une colline néo-zélandaise, celle qu'on gravit, qu'on descend pieds-nus avec le Pacifique comme seul horizon, même si j'ai encore l'odeur des marchés de Bangkok, le goût et la saveur des plats thais puis sans oublier le bruit du bateau qui glisse sur les eaux entre Rinca et Komodo, la vision des petits montagnes au ton safran autour de Labuenbajo, des volcans indonésiens, des couleurs fascinantes de l'Australie, oui, j'ai bien des choses qui peuplent ma tête qui tournent, qui tourbillonnent et pourvu que tout cela m'accompagne longtemps. Comme aussi ces sourires, ces rencontres, ces morceaux de vie partagés à deux ou à plusieurs, car ce sont sans doute les rencontres qui sont les plus marquantes.
Et je l'entends la question!! "Alors, c'est quoi qui t'as le plus plu?" ou ses variantes, ce que j'ai le plus aimé, le moins aimé... et bien je répondrai qu'il n'est pas possible de faire un tri ou un palmarès des endroits traversés car tous sont uniques. Mais bon, il y a bien des lieux que j'ai aimé fuir, des tristesses et des sensations pénibles de pesanteur que j'ai adoré voir s'évanouir, des personnes que j'ai détesté quitter, des endroits dont j'ai repoussé le départ, ceci dit, "mes meilleurs" et "mes pires" existent bel et bien. |